23 janvier 2013

Je suis jalouse!

Je passe une partie assez substantielle de mon temps sur internet, à baver sur les blogs de mamans qui ont un tas d'enfants, un chouette boulot, du talent à revendre et qui ont des blogs de folie.

 

En fait, je me demande combien d'heures comptent leurs journées, et si je suis vraiment la seule à me lever à 8h le matin en grognant, à m'affaler avec l'énergie d'un phoque asmathique sur mon lit à l'heure de la sieste, et à pleurer sur mon triste sort dès 20h parce que je ne rêve que de dormir. Et tout ça avec 10 kg de trop, le gras du bide mou et le cheveu terne, sinon ce n'est pas drôle!

 

Alors je me pose la question: et moi, quel est mon talent? Qu'est-ce que je sais faire et que j'aimerais partager?

Je gribouille, mais rien d'extraordinaire (et puis ça fait bien trop de temps que je n'ai plus touché mes crayons) (à mon grand désespoir) (mais angoisse de la page blanche, tout ça).

Je commence à savoir cuisiner après avoir passé un an à crâmer le moindre de mes plats (spéciale dédicace à mon mari, ce héros des temps modernes, pour y avoir survécu avec le sourire).

Je ne sais pas coudre, mais par contre je rêve de savoir le faire!

J'écrivais, mais j'ai l'impression de ne plus en être capable, ni bonne à rien, en fait.

 

Le fait que mon état de vie (mère au foyer) ne me convienne pas du tout doit très certainement jouer dans cette absence de motivation et donc de création, et je veux absolument y remédier.

 

Je veux de nouveau me sentir vivante!

 

(et en 2013, tadadaaam: je prends rdv à la Pitié-Salpêtrière pour traiter enfin mon insomnie. 23 ans qu'on vit ensemble, je te jure que tu ne vas pas me manquer. A moi la vie de wondermaman!)

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22 janvier 2013

Seule au monde

Je pense à toutes celles dont le mari est parti pour cette drôle de guerre.

Toutes celles qui, pour leur protection et celle de leur ami ou époux, sont contraintes au silence, et pour qui la seule manière d'épancher ses craintes et ses angoisses face à la criante absence de nouvelles, n'ont plus recours qu'aux lettres ou de prendre un pot avec leurs amies (et encore, quand on est dans la même ville qu'elles!).

Rien d'autre, même pas le téléphone.

A l'heure des réseaux sociaux, c'est dur, très dur. A l'heure où appeler ses amis ou sa famille à l'aide devrait être plus que facile, on se retrouve seule, isolée avec nos craintes. Et avec nos familles à porter.

 

Je crois que nous sommes des héroïnes.

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21 janvier 2013

Tenir bon

Je suis une indécise, défaut générationnel, doublée d'une grande angoisée.

Bonjour les dégâts quand il s'agit de faire quelque chose. Spécialiste (je pense passer mon doctorat un de ces jours) de la procrastination, faire demain ce que je devais impérativement boucler hier est mon quotidien...

 

Et pourtant! C'est terrible, je n'en suis pas du tout satisfaite, cela m'angoisse encore plus. Mais rien à faire, jusqu'à ce que je sois aculée au mur, le stress me tétanise et je ne fais plus rien. Même mettre à jour mon blog me met dans des états pas possibles c'est dire.

 

Alors en 2013 c'est décidé! On est encore en janvier, c'est le temps des bonnes résolutions: une fois encore, je vais essayer de maintenir à flot ce journal de bord! Haut les coeurs, on y croit!

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20 janvier 2013

2012 dans le rétro

... et puis non.

 

Il s'est passé trop de choses en 2012! ça a été une petite révolution, toute tranquille, mais une révolution sur pas mal de points.

Alors je me souhaite juste qu'en 2013, les choses soient aussi belles qu'elles l'ont été l'année dernière.

 

 

PS: Par contre, Là-haut, si éventuellement je pouvais avoir moins la poisse que celle

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11 décembre 2012

La culpabilisation du sein

Allez, je mets les pieds dans le plat, aujourd'hui on va parler allaitement. Je viens tout juste de lire un énième article de blog sur le fait qu'on culpabilise les mères allaitantes et que ça, c'est plus possible. Pauvres chatons.

Entendons-nous bien: j'ai allaité mon enfant, j'ai aimé ça, c'était une chouette relation entre nous deux en plus de lui apporter ce que je pensais être le meilleur pour lui, blablabla.

 

Mais que la Leche League et ses membres se rendent bien compte: loin d'accompagner la maman dans ce qu'elle souhaite, c'est souvent à des acharnées de l'allaitement que la mère paumée se heurte. D'un côté, elle a donc à faire à un corps médical généralement sous-formé à la question de l'allaitement, qui la presse de passer au biberon; et de l'autre, des conseillères en allaitement, bien formées mais à l'écoute desquelles on se sent généralement limite infanticide à penser au sevrage (bon ok, j'exagère, mais malheureusement à peine).

 

Que choisir face à tout cela? Que faire lorsque le lait se tarit, souvent parce que la fatigue est trop présente ou que le moral ne suit plus?

 

Tout ça pour dire que le sevrage précoce n'est souvent pas un vrai choix (voire jamais) de la part de la maman et que de lui opposer "Ah mais oui mais bon tu as été mal conseillée ma pauvre/Il y avait d'autres choix" n'est en rien une consolation, et qu'in fine, je comprends très bien les biberonnantes qui réagissent mal aux publications du style "Si toi aussi tu allaites ton beybey parce que c'est la seule chose qui soit bonne pour lui, publie ça sur ton mur, hihihi". Déjà parce qu'elles sont généralement d'un goût qui pique les yeux, mais en plus parce qu'elles sont très culpabilisantes.

 

Alors oui, bien sûr, ne culpabilisons pas les mères allaitantes (et encore, il s'agit généralement plus du corps médical et de la génération précédente, plus que de nos pairs dont il est question ici), mais que les allaitantes arrêtent de culpabiliser systématiquement les biberonnantes. En lieu et place du "je m'en fous, c'est mon bon droit", un peu de délicatesse serait bienvenue et ne vous nuirait pas, Mesdames!

 

De toutes manières, les gens extérieurs nous jugeront toujours sur les choix éducatifs ou tout simplement de vie que nous posons pour nos enfants. Alors autant essayer de ne pas se tirer dans les pattes entre nous, hein?

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16 novembre 2012

Fashion Industry Confessions

Désolée, je me suis perdue là, j'essaie de retrouver mon chemin pour en sortir.

Fashion Industry Confessions

 

Et d'ailleurs, quelques nouvelles de John Galliano, auxquelles j'ai malheueusement un peu de mal à croire.

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13 novembre 2012

John who?

Je me suis posé la question cet été.

 

J'étais en Corse, en train d'essayer de me reposer de la rougeole de mon fils d'écouter les cigales, et on m'avait prêté le September Issue français. Pour ceux qui ne pratiquent pas (ou qui, comme moi, ont perdu toute capacité de réflexion et de mémoire à l'avènement de leur gamin), il s'agit donc du numéro de septembre de Vogue, qui détermine les grandes lignes de l'année à venir, question fachieune (en l'occurence le noir, mais ça, vous vous en fichez).

Le Vogue en question titrait: Qui est Raf Simons?

 

index

Là, en haut à droite (l'autre droite) je mens pas, vous voyez?


Raf Simons, c'est donc le nouveau responsable haute couture de l'illustre maison Dior, qui a été choisi, sûrement après moult péripéties, pour succéder à John Galliano.

John who?

John Galliano, l'enfant terrible de la mode, celui que tout le monde s'acharnait à reconnaître comme un génie, un peu comme Alexander McQueen. Sauf qu'Alexander McQueen a finalement mieux fini dans son malheur, le pauvre, puisque son suicide a fédéré tout le monde à sa suite. Peut-être eut-il mieux valu pour John Galliano qu'il soit lui aussi brisé en plein élan, même si je ne considère évidemment pas que la mort d'un homme est souhaitable.

A la place de ça, il a travaillé dur, enchaîné les drames personnels, et surtout donné le change... jusqu'à péter un câble. En février 2011, le couturier a eu des propos inqualifiables envers des gens attablés à une terrasse, dans le Marais. Des insultes que j'ai trouvées particulièrement violentes envers les juifs.

 

images

John Galliano, le rabbin antisémite


John Galliano a donc été viré de chez Dior avec pertes et fracas, s'est fait traîner devant la justice, s'est excusé... ses pathétiques excuses sur fond de dépendances et de "j'étais-pas-dans-mon-état-normal" n'y ont évidemment rien changé, le mal était fait et personne ne pouvait décemment laisser passer ça.

 

Je n'ai ensuite plus entendu parler du couturier. Tout s'est fait très rapidement, comme pour étouffer l'affaire (qui devait être bien embarrassante pour LVMH). J'ai entendu, au détour d'une brève, que la marque portant son nom lui avait aussi été retirée, le privant dès lors d'utiliser son nom. Quel anéantissement pour une personne, d'être dépossédée de son patronyme!

2012, enfin, la France a décidé, très discrètement encore une fois, de retirer sa Légion d'Honneur à l'homme qui n'était déjà plus rien.

 

Et depuis... rien.

Je n'arrive pas à m'empêcher d'avoir de la peine pour cet homme qui a vécu porté par l'adoration de tous les puissants de la mode, et qui est maintenant réduit à néant, sans aucune possibilité de rédemption. Car qui voudrait embaucher quelqu'un, par qui un si grand scandale est arrivé? Qui y risquerait son nom et sa réputation?

Il continuera probablement à vivre de cure de désintox en cure de désintox, soigneusement caché aux yeux du monde, soigneusement écarté de toute cette vie mondaine qui a si longtemps été son quotidien.

 

Et sûrement, un jour, on apprendra que John Galliano a mis fin à ses jours. La planète mode se rappellera avec émotion quel artiste il avait été, des rétrospectives seront consacrées a cet enfant chéri, dont l'ascension n'a eut d'égale que la fulgurance de sa chute. Mais personne ne se souviendra qu'ils l'ont tous condamné.

 

J'espère que ce jour n'arrivera pas.

Posté par Cumulomnibus à 19:21 - La minute parisienne de l'exilée - Commentaires [0] - Permalien [#]

14 octobre 2011

Equinoxe

Les choses rentrent doucement dans l'ordre. En pleurant suffisamment Avec une très grande dignité, j'ai insisté un peu auprès de la crèche et, miracle, ils ont pu m'obtenir une place. Oh, pas des journées entières, non, deux après-midi par semaine.

Ce qui me suffit amplement pour avoir de nouveau cette sensation de légèreté, de liberté et d'insouciance qui me manquait tant. De nouveau, je vais pouvoir flâner le nez au vent, mon appareil photo jamais très loin, pour immortaliser des petits instants de vie, des moments hors du temps...

Grignoter la vie!

 

L'automne a définitivement posé ses valises, ici. L'affaire du déménagement prend fin, je me sens bien dans notre nouveau chez-nous. De là où j'écris, j'ai vue sur des kilomètres à la ronde, et voir tous ces arbres baigner dans la brume m'enchante. J'ai soudain envie de rêveries, de douceur, de balades le long de la mer, puis de revenir m'enrouler dans un plaid sur le canapé, un mug de thé brûlant pas loin et regarder Rebecca (ou Ma cousine Rachel, tiens, à mettre dans la to do list).

 

reverie

Posté par Cumulomnibus à 11:55 - Considérations intellectuzzz... - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 octobre 2011

Bébert

Bébert, c'est un peu mon daily candy coupable.

Sur Fashion Faut Pas (FFP pour les intimes), il épingle les looks improbables de la blogo mode française, mais surtout leurs dérives (sponso cachée, lectorat pris pour du bétail...) et leur superbe langue de bois (coucou Mon Blog de Fille!).

Personne ne sait qui il est. Des bruits courent qu'il serait l'ex d'une de ces blogueuses modes, ou peut-être même l'une d'entre elles. Bébert, c'est une sorte de Zorro. Ou de Fantômette (ouais, non, Zorro c'est un plus classe quand même). En gros: le justicier des faibles internautes opprimés, le porte-parole de ceux qui s'insurgent d'être considérés comme des moutons dont la matière grise aurait croisé celle d'une poule.

Bébert, il poste son article épicétou (je veux dire: il intervient rarement dans les commentaires). C'est alors qu'intervient une armée infernale, j'ai nommé: les Bébert's girls. Des commentatrices, quelques commentateurs, qui vont faire vivre l'article plusieurs jours en apportant leur pierre à l'édifice. Pour l'instant, je n'ai jamais osé commenter là-bas, mais j'avoue qu'à force d'y passer autant de temps, à tout lire, je me suis bien attaché à tout ce petit monde, et peut-être qu'un jour, j'oserai enfin poster chez eux.

En fait, plus que Bébert, je crois que c'est eux les vraies stars de FFP!

Alors franchement, franchement, rien que pour les sourires niais que vous m'arrachez par vos commentaires sans concessions, merci!

 

jeffrey_campbell

Ce n'est peut-être pas beau de critiquer, mais quand on voit ça,

ça s'appelle tendre le bâton pour se faire battre, non?

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26 septembre 2011

De celle qui savait ce qu'elle voulait mais qui pouvait pas quand même

 

Bon.

A force d'être dans les couches culottes et les bavoirs toute la journée vu que c'est la seule chose qui m'arrive, forcément la maternité, tout ça, c'est devenu un peu mon seul sujet de conversation (mais contre mon gré, hein, je précise. Je suis pas spécialement une folle furieuse du bébé et de l'instinct maternel à la base).

Donc pardon, mais jusqu'à ce que quelqu'un se dévoue pour ma future tablette graphique (je peux être trèèès lourde), ici, ça parlera morve et petits pots.

 

Alors voilà, j'ai un problème. J'aimerais bien faire quelque chose de ma vie, trouver un boulot, finir mes études (ouais, plutôt finir mes études avant de trouver un boulot), ou à défaut (mais A DEFAUT) pouvoir bouquiner (non mais parce qu'à force, j'ai une liste de bouquins à lire longue comme le bras) ou aller à une expo peinarde. Ce qui s'appelle se cultiver, quoi.

Passer de ça:

cerveau_vide (état actuel de mon intellect)

à ça:

escalier_sans_fin

(état habituel de mon cerveau. ça peut paraître tordu,

mais j'aime bien quand c'est compliqué)

 

Le souci (parce qu'il y en a un, sinon ce serait trop beau), c'est que n'ayant pas d'emploi, je ne suis absolument pas prioritaire sur les listes de crèche. Oui, mais pour en trouver un, d'emploi, encore faudrait-il que je puisse caser mon mouflet quelque part.

 

Nous disions donc: pour retrouver ma vie intellectuelle, je fais comment, moi?

Posté par Cumulomnibus à 22:13 - Maternité et autres déboires - Commentaires [0] - Permalien [#]